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Les lettres tombent au hasard et forment les mots concert et concret de manière aléatoire. Ma première intention à travers le titre : « Concert concret » est de souligner le double jeu du langage, qui par la somme des même signes (les lettres) donne à penser l’ineffable à travers le mot concert, la musique art de l’anti-matière de l’impalpable, et le concret le domaine du palpable du poids. Comme un oxymore, mais là rien ne s’oppose mais se complète.

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Par ailleurs mon intention est de faire résonner les recherches humanistes des créateurs de la renaissance : charnière durant laquelle poètes, philosophes, astrophysiciens, musiciens, architectes partageaient une réflexion commune : la recherche des passages qui existent entre leurs disciplines. Alors m’est revenu en mémoire l’anecdote florentine datant de 1436, lorsqu’on voulut célébrer avec solennité la construction du Dôme de l’église Santa Maria Del Fiore bâtie par Brunelleschi. On commanda alors un motet au plus savant concepteur sonore de cette époque, Guillaume Dufay. Ce que l’on entends c’est que dans cette petite œuvre de quelques minutes tout correspond dans le détails : le nombre des couplets, le nombre des syllabes, le nombre des vers, le nombre des notes, les additions, multiplications et divisions qui reproduisent dans l’air et dans la durée, les proportions masses et forces de la coupole de l’Eglise de Santa Maria Del Fiore.

La musique toujours gouvernée par les mêmes règles strictes de conduite des différentes voix, qui lui sont ce que sont à l’architecture les lois de l’équilibre, de la pesanteur, de la gravité, des forces et des contreforces.

J’ai retrouvé sur le chantier ces correspondances dans quelques instants furtifs que nous nous appliqueront à mettre en évidence dans le montage. Élévation d’un panneau sur la « levée » du ténor, lancée d’un outil dont la trajectoire est conduite par l’intervalle musical entre deux notes…

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Voilà ce qui a motivé le travail sur ce duo et pour lequel j’ai choisi de travailler sur cette pièce où les voix d’hommes traduisent la puissance du travail et où la contrebasse entre en résonance avec le détaché le lié le métal qui compose le décor.

Nicolas Bianco

 

 

Découvrir le regard d’un poète sur ce duo.

Concert concret

Duo entre des maçons, un quatuor d’hommes et un contrebassiste

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