Duo entre un boulanger et un percussionniste cubain… pourquoi cubain me direz vous, une autre histoire se cache dans cette correspondance.

CC07062017-DSCF5579

Voilà maintenant quelques années j’ai fais la rencontre d’un percussionniste cubain, Armando qui m’a transmis son goût de la danse comme fondement de toute pratique musicale, il m’a aussi raconté ce qu’est “la main cubaine”, cette façon caractéristique d’alterner la frappe de la paume avec celle des doigts de la même main comme une caresse sur la peau des congas.

CC07062017-_DSC2987

CC07062017-_DSC3038

À Cuba les mains ont la parole et Armando accompagnait aussi toujours son jeu d’onomatopée rythmiques avec ce grain caractéristique de la voix que l’on retrouve chez Miguel. Je pense à Barthes. Grain de la voix, je me rappelle le blé, le geste du semeur, le moulin et le vent.

CC07062017-DSCF5488

Lorsque je rend visite au boulanger et que je l’interroge sur le façonnage manuel, ses gestes du métier, immédiatement le souvenir d’Armando compose le récit de ce duo à venir.

Le grain c’est aussi une partie de l’embouchure des instruments à vent de la famille des cuivres : le grain est la partie qui se situe au centre et au fond du bassin. Elle sert de jonction avec le tube de l’instrument. Plus le grain est proche des lèvres, et plus le son est éclatant, peut-être ajouterai-je un cuivre à la composition.

Nicolas Bianco

CC07062017-_DSC3217-Modifier

 

Découvrir le regard d’un poète sur ce duo.